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Figure 1: géographie culturelle
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Figure 2: généalogie Figure 3: paysage thématique

Pratic, c’est aussi un rapport proposant une réflexion stratégique sur les divers aspects d’une politique de soutien aux initiatives culturelles émergentes. Qu’est-ce que l’innovation culturelle en architecture, et comment redonner à cette notion toute son importance? Tout en formulant des propositions concrètes, le rapport s’interroge sur le rôle des pouvoirs publics à cet égard. C’est pour situer le phénomène d’innovation dans son contexte sociopolitique que le paysage culturel ‘photographié’ par Pratic a été élargi aux pratiques plus institutionnalisées.


Esquisses d’analyses en forme d’images

Figure 1: Géographie culturelle
La répartition géographique des projets met en évidence trois territoires aux dynamiques distinctes: Bruxelles, où se concentrent le plus grand nombre et la plus grande diversité de pratiques culturelles, avec le Brabant wallon comme ‘arrière-pays’;  le sillon (post-)industriel Sambre et Meuse, ponctué par les principales villes wallonnes: Mons, Charleroi, Namur, Liège; l’Ardenne, avec un pôle particulièrement dynamique à Attert. Cette géographie a une forte incidence sur les motifs d’action des différents acteurs culturels.

Figure 2: Généalogie des institutions de culture architecturale et associations subventionnées
L’après-guerre se caractérise par deux grandes phases de ‘créativité institutionnelle’.   Au début des années septante, dans la foulée de mai ‘68, la société civile est particulièrement dynamique. L’heure est à la politisation et à l’engagement. C’est l’époque de la création de nombreuses associations, concernées à des degrés divers par la question architecturale et urbaine: AAM, ARAU, Inter-Environnement, CIAUD, etc. A la fin des années ‘90, la fédéralisation de l’Etat belge se traduit sur le plan des institutions culturelles: la Flandre crée le VAi (Vlaams Architectuurinstituut) et s’adjoint les services d’un Bouwmeester, chargé de promouvoir activement la qualité des architectures publiques en Flandre. Quelques années plus tard, c’est à la Communauté française de mettre à jour son paysage institutionnel dans ce secteur. Les initiatives émergentes se multiplient mais ne trouvent pas encore de répondant institutionnel.

Figure 3: Paysage thématique
L’observation des problématiques traversant les pratiques culturelles architecturales permet de tracer deux axes autour desquels elles viennent se positionner. Un axe mémoire/anticipation: de nombreuses pratiques s’inscrivent du côté du travail de mémoire et de transmission intergénérationnelle (archives, conservation du patrimoine), d’autres en revanche se veulent prospectives, interrogeant les mondes de demain. Un axe ‘singulier’/‘pluriel’: certaines démarches se situent du côté de la recherche idiomatique de l’architecte, en quête d’une expression singulière. D’autres pratiques œuvrent dans un sens plus social et collectif. Le croisement des deux axes permet d’obtenir une répartition intéressante des projets et de distinguer plusieurs ‘nébuleuses’. Une zone vide se dégage en haut à droite: il y a très peu d’innovation dans le domaine du projet d’architecture proprement dit.